Mercredi 3 septembre 2008
3
03
/09
/2008
10:56
Je retranscrits ici le mail reçu hier de mon cousin Fabrice pour l'Association dont il est président : Afghanistan Demain.
Cette association que je suis depuis des années, fait un travail merveilleux pour les enfants afghans. Plus que jamais l'association a besoin de soutien financier. Les dons sont déductibles à 66
% des impots. Alors si vous ressentez en votre âme et conscience qu'il est juste de la soutenir, cliquez sur le lien ci-dessous pour vous connecter sur le site. N'hésitez pas à faire suivre
l'info.
Bien à vous tous
Véronique
Chers tous,
2008 est déjà une année noire pour l'Afghanistan. Pour les 8 derniers mois et selon les décomptes disponibles, ont été
tués :
-
-
197 soldats des forces de
l'ISAF (International Security Assistance Force)
-
??? civils afghans (comme en Irak, aucun décompte officiel n'est disponible. Victime autant des talibans que des frappes à l'aveugle des forces de la
coalition, la population paie le plus lourd tribut au conflit qui oppose la communauté internationale aux combattants islamistes)
Depuis 2001, année de sa "libération", l'Afghanistan connaît une nouvelle spirale descendante qui va en s'accélérant. Des informations récentes
font état de combats à la porte nord de Kaboul. La capitale, aujourd'hui, et à l'exception d'une route vers la vallée du Panjshir, est totalement encerclée par les forces
fondamentalistes.
Il serait trop long d'énumérer les multiples raisons qui ont donné naissance à cette situation dramatique, cependant, il est permis de penser que la seule action
militaire n'amènera jamais la paix et la stabilité (ne parlons même pas de démocratie).
-
Le conflit actuel peut durer encore longtemps. Aucune des deux forces en présence n'a la possibilité de remporter la bataille. Si les
talibans sont dépositaires d'un pouvoir
de nuisance non négligeable, ils ne peuvent cependant pas reprendre militairement le pays. Ils vont donc continuer à se battre selon une logique de guérilla /
harcèlement (embuscades, escarmouches, attentats et politique de terreur via des kidnappings et la destruction de symboles, parmi lesquels les écoles qui scolarisent les filles)
jusqu'à obtenir ce qu'ils cherchent : une officialisation de leur parti au sein du gouvernement afin d'obtenir une légalité juridique, politique, et la reprise des rênes
d'un pouvoir qui leur a échappé en 2001. De même, la coalition internationale, forte aujourd'hui de 45.000 hommes (des armées régulières s'entend, manquent à ce total les soldats
des sociétés privés pour qui l'Irak et l'Afghanistan représentent une manne en terme de "marché de la sécurisation") ne contrôlera jamais un pays qui, géographiquement, ne s'y prête pas,
même en quadruplant les effectifs actuels.
-
Dans le même temps, la
reconstruction manque cruellement d'efficacité tant les priorités des populations civiles ne recoupent pas celles des bailleurs internationaux. A ces divergences
s'ajoutent des désaccords géostratégiques et une corruption endémique, au sein de l'appareil d'état, à chaque barreau de l'échelle administrative, corruption renforcée au niveau
international par l'explosion de la culture du pavot (les sommes faramineuses générées par cette industrie, au final, capitalisent dans des banques occidentales).
Sombre toile de fond. Est-il utile de préciser que, comme dans tout conflit, les premières victimes sont les enfants ? Je me refuse à verser
dans le misérabilisme facile mais j'ai vu, là-bas, des scènes et des situations qui ne font pas honneur aux valeurs que nous prétendons, collectivement, défendre.
Cependant, malgré ce contexte, il convient de reconnaître le travail d'ONG qui, chacune dans leur domaine, travaillent au plus près des
populations en leur apportant - dans le respect de la culture locale et dans un objectif de transition des savoirs - ce que les pouvoirs civils ne sont toujours pas en mesure de leur
donner.
C'est le cas d'Afghanistan Demain, association dont je suis le directeur et pour laquelle je puis témoigner des efforts, tant
sur le terrain où nos résultats en matière d'éducation sont reconnus, que dans le travail de fond que nous menons depuis Paris.
C'est pourquoi je souhaite sensibiliser chacun d'entre vous à la cause que nous défendons. Le prochain hiver afghan s'annonce d'ores et déjà
comme l'un des pires de ces dernières années avec une crise alimentaire majeure en perspective.
Parce que les budgets dont nous disposons ne suffisent pas à couvrir les besoins de nos bénéficiaires dans tous les
domaines, nous lançons, par le biais de notre SITE INTERNET , une
campagne de dons en ligne afin de nourrir le mieux possible les 600 enfants dont nous nous occupons. Chaque donateur peut, à l'issue de l'opération,
imprimer son reçu fiscal (don déductible à hauteur de 66 %).
Merci de diffuser l'information le plus largement possible et de créer un "cyber-buzz" autour de cette opération, dont tous les détails vous
sont communiqués sur le site, afin de nous aider à améliorer le quotidien d'enfants appelés à devenir, demain, les acteurs de leur propre reconstruction.
Amicalement,
Fabrice